​Assemblée générale régionale


​JA Occitanie : un Tarnais à la tête de la nouvelle équipe
4 mai 2018

Ce vendredi 4 mai, s’est déroulée la traditionnelle Assemblée Générale des Jeunes Agriculteurs d’Occitanie. Cette année, elle a pris place au Lycée Charlemagne de Carcassonne et a permis le renouvellement du Conseil d’administration et du bureau JA d’Oc.

Une nouvelle équipe élue pour deux ans
L’assemblée, qui s’est déroulée en deux temps, a rassemblé plus d’une cinquantaine d’adhérents venus de toute l’Occitanie et une quinzaine de partenaires et autres personnalités publiques en lien avec le monde agricole.
Le matin, seuls les JA étaient conviés afin de réaliser le bilan de l’année écoulée et d’échanger sur différents points d’actualité. Ce huis-clos a également été l’occasion de procéder aux élections du nouveau Conseil d’administration. 27 administrateurs ont donc été élus pour deux ans, avec un projet de mandature ciblé autour de plusieurs grands axes, notamment l’installation, le foncier, l’environnement et les filières.
10 membres de bureau ont également été élus. C’est Roland Le Grand, viticulteur dans le Tarn qui a pris la tête de l’équipe régionale à la suite de Lilian Lasserre. Vincent Laurens, éleveur de bovins allaitants dans l’Aveyron entame quant à lui son premier mandat régional en tant que Secrétaire Général. Le binôme travaillera alors en équipe avec trois vice-présidents : Julien Courdesse du Gard en charge du dossier Installation, Julien Tuffery de Lozère en charge du dossier économie/filière et Guillaume Darrouy de Haute-Garonne en charge du dossier environnement.

Une table ronde sur la territorialisation des politiques agricoles
L’après-midi, la partie publique s’est ouverte sur la présentation de la nouvelle équipe auprès des partenaires, puis s’en est suivie une table ronde sur la territorialisation des politiques agricoles. Animée par Claire Lebelle de la Chambre d’agriculture du Gers, et en présence de Vincent Touzot (membre de bureau de JA nat’), Jean-Pierre Arcoutel (président de Coop de France Midi-Pyrénées) et Jean-Louis Chauzy (président du CESER Occitanie), cette table ronde a permis d’échanger sur de nombreux sujets.
Les invités ont tout d’abord étudié les différentes échelles (locale, régionale, nationale, européenne, …) au niveau desquelles peuvent s’appliquer les politiques agricoles. Ils ont rapidement conclu que la prise en compte de la notion de « territoire » était inévitable mais à condition d’être complémentaire avec le reste. Le sujet de la PAC a bien entendu été abordé et les opinions divergent : certains estiment qu’à force de vouloir instaurer des spécificités territoriales dans les aides, cela a complètement dénaturé le système de la PAC tel qu’il avait été pensé au départ. Pour d’autres, au contraire, il est nécessaire de mettre en place des systèmes d’aides spécifiques aux différents territoires de manière à lisser les inégalités.
Les discussions se sont ensuite rapidement orientées vers les politiques alimentaires. Bien que tout ne puisse pas être territorialisé (les discussions sur le CETA et le MERCOSUR en sont un bon exemple), il y a des mesures à prendre régionalement. Ces mesures peuvent être à l’origine des régions directement, comme cela est le cas avec la mise en place de la marque « Sud de France » qui vise à valoriser la qualité des produits issus de la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, ou bien des déclinaisons locales de mesures nationales. Dans ce deuxième cas par exemple, un gros travail sera à faire localement dans le cadre de la loi sur les Etats Généraux de l’Alimentation. Si nous voulons inverser la construction du prix, il faudra tout d’abord que chacun apprenne à connaître son coût de production et ensuite, que l’on se redonne les moyens d’apporter de la valeur ajoutée à nos productions.
En conclusion, l’ensemble des débats a montré que le retour au territoire était une nécessité mais qu’il ne fallait pas l’opposer au reste. Les acteurs des différents échelons doivent collaborer entre eux afin d’aboutir à des politiques justes et équitables pour l’ensemble des agriculteurs.