Les actus !

Producteurs, consommateurs : ne comptons plus pour du beurre !
22 novembre 2017

Une fausse pénurie annoncée par les grandes surfaces
Cela fait plusieurs semaines que les rayons beurre sont vides dans les grandes surfaces. A qui la faute ? Non pas aux éleveurs laitiers qui produisent soi-disant moins, comme veulent nous le faire croire les dirigeants des GMS, mais plutôt aux industriels et aux responsables de supermarchés.
Certes, la demande mondiale en matières grasses laitières a fortement augmenté ces dernières années, notamment avec le développement du marché chinois qui a doublé en 3 ans, mais si les étals sont vides, c’est parce que les grandes surfaces ne veulent pas payer plus cher en France un produit de qualité pourtant reconnu à sa juste valeur à l’étranger. Il est donc avantageurs pour les transformateurs d’exporter plutôt que de vendre aux distributeurs français. Pierre Pintat, producteur laitier à Mazères-sur-Salat, l’a d’ailleurs souligné :
"Nous, les producteurs, on produit toujours du lait et on nous en achète toujours. Mais là, le prix du beurre a augmenté, et comme les grandes surfaces ne veulent pas augmenter leur prix d’achat, ils n’en achètent plus. Le beurre est donc vendu à l’étranger à la place".

C’est donc pour cette raison que JA31 a décidé de se mobiliser samedi 18 novembre dans l’Intermarché de Muret Nord. Grâce à du stickage sur les produits laitiers et sur les quelques plaquettes de beurre en rayon ("Pas de pays sans paysan, pas de beurre sans éleveur", "Producteurs, consommateurs : ne comptons plus pour du beurre") et à la distribution de tracts, la quinzaine de JA présents a pu dialoguer avec les consommateurs et leur faire prendre conscience de la problématique des filières.
Comme l’a expliqué Sébastien Albouy, producteur laitier et membre du bureau JA31 : "La pénurie de beurre, c’est la partie visible de l’iceberg, c’est le reflet d’un dysfonctionnement global de l’ensemble des filières. Aujourd’hui, les filières fonctionnent pour les industriels et pour les grandes surfaces mais pas pour le producteur français local, avec son exploitation de type familial, ni pour le citoyen consommateur".

Un sujet plus que jamais d’actualité
Par ailleurs, cette action prend tout son intérêt au regard des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA). A la clôture du premier chantier des EGA, il a été annoncé une restructuration des filières. Chaque filière doit mettre sur pied un plan de restructuration à cinq ans. Une feuille de route de l’agriculture française doit ensuite être dévoilée dans les semaines à venir.
Cette action a donc permis à JA31 de rappeler l’importance de respecter ses engagements. Comme l’a souligné Sébastien Albouy : "Il faut que les grandes surfaces, les industriels et les politiques respectent les discours faits lors des Etats Généraux de l’Alimentation. Ils souhaitent construire des filières durables, intégrant les coûts de production, pour proposer une alimentation locale et de qualité aux citoyens. S’ils respectent ces engagements, on devrait retrouver du beurre dans les rayons, notre lait devrait être payé à son juste prix, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et le citoyen devrait avoir plus de choix parmi les produits français".
Au final, quelques centaines de personnes ont été directement touchées par notre campagne de communication. De plus, la présence de nombreux médias lors de cette action coup de poing a permis d’élargir le nombre de consommateurs touchés puisque plusieurs reportages télévisés et articles de presse ont été diffusés. C’est en réalisant ce genre d’action que nous arriverons à faire prendre conscience aux consommateurs de l’importance d’acheter local, alors continuons !

JA31 saura se mobiliser à nouveau si les engagements pris pendant les EGA restent sans lendemain et si rien ne bouge dans les mois à venir.











​Etats Généraux de l'Alimentation : la mobilisation ne faiblit pas !
20 octobre 2017

Notre alimentation a un prix
Dans le cadre de la clôture du premier chantier des Etats généraux de l’alimentation, consacré au partage et à la création de valeur, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA ont organisé le 11 octobre une action de sensibilisation auprès de 10 000 consommateurs place de la République à Paris.
Dans une ambiance à la fois conviviale et syndicale, 300 agriculteurs venus de toute la France (dont de notre région !) étaient à l’œuvre pour l’organisation de cette journée. Au programme : vente et dégustations de produits, animations pédagogiques, mais aussi sensibilisation des consommateurs à l’impact économique, social et environnemental de l’agriculture sur les territoires. De nombreux parlementaires et une trentaine de médias étaient présents pour échanger avec les agriculteurs et relayer l’action.
Le pari de la journée -montrer que l’alimentation a un prix- est réussi : sur 416 personnes interrogées, 90% se sont dites prêtes à changer leurs habitudes d’achat pour permettre aux agriculteurs d’être mieux rémunérés !



Un travail de longue haleine pour aboutir à des propositions concrètes
A l’issue de cette journée, le Président de la République s’est adressé à l’ensemble des participants afin de dresser le bilan de ce premier chantier, débuté en août dernier, et d’annoncer les engagements faisant suite aux conclusions de ce chantier. Une loi a ainsi été annoncée pour le premier semestre 2018, comprenant une part d’ordonnances pour certaines mesures. En attendant la loi et pour les négociations commerciales qui vont commencer, les acteurs sont appelés à s’engager à en respecter dès maintenant les principes fondateurs. Les grands axes couverts annoncés sont :

  • La contractualisation : les contrats doivent désormais être construits en partant des coûts de production agricole, s’appuyant sur des indicateurs de référence établis au niveau interprofessionnel. Pluriannuels (3 à 5 ans), ces contrats devront bien être proposés par les agriculteurs et devront inclure des clauses de renégociation effectives
  • Le regroupement de l’offre : elle doit être portée par des organisations de producteurs commerciales dont la création et la taille critique sera encouragée ar le conditionnement de certains soutiens publics
  • La revalorisation des prix : l’élévation du seuil de revente à perte pour les produits alimentaires ainsi que l’encadrement des promotions sont prévus
  • Les contrôles et sanctions : des moyens seront prévus, notamment concernant la non-publication de leurs comptes par les entreprises. La pratique du « name and shame » (rendre publique l’identité des entreprises sanctionnées) sera développée

L’engagement et la démarche constructive de Jeunes Agriculteurs se poursuit dans la deuxième phase des Etats généraux de l’alimentation, consacré aux attentes sociétales. Le réseau s’est d’ores-et-déjà penché sur la question, et un document de propositions a été publié. Il est disponible en téléchargement ci-dessous : 

Cliquez ici pour consulter les propositions relatives au 2e chantier


Des Toulousains curieux, un soleil radieux et des jeunes passionnés : tout pour une journée réussie !
25 septembre 2017

Frappés par l’accueil chaleureux et enthousiaste des toulousains lors de la première édition de La campagne ça vous gagne en octobre 2016, les JA31 ont naturellement décidé de remettre le couvert et de revenir partager leur passion et leur savoir-faire en plein cœur de Toulouse le samedi 23 septembre. 

Les ingrédients d'une journée réussie
Passion, dynamisme et partage étaient les mots clés de la journée. Tout au long des mois de préparation et toute la journée de samedi, les Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne ont mis l’accent sur le partage de leur quotidien et de leur travail, dans l’objectif de faire découvrir, ou redécouvrir, la réalité du monde rural de leur département aux citadins.
Depuis les animations jusqu’à la restauration, tout était pensé pour montrer aux visiteurs que l’agriculture haut-garonnaise a un bel avenir devant elle, et que sa réflexion et sa construction doivent être le fruit d’un partage entre producteur et consommateur. L’intégralité des produits proposés à la restauration était issue des exploitations de jeunes producteurs locaux : salade de Lespinasse, pâté de Merville, saucisse d’Auterive, pommes de terre de Grenade, huile de Rieumajou… Pour compléter ce menu de qualité, nous avions également fait appel aux Jeunes Agriculteurs voisins, puisqu’une jeune arboricultrice de Lizac (82) nous a fourni des pommes et des poires fraichement récoltées, et les aveyronnais sont venus faire profiter les toulousains de leur savoir-faire traditionnel dans la confection de l’aligot.
Du côté des animations, Inna nous a fait le plaisir de revenir une fois de plus, accompagnée cette fois-ci de porcelets, de poules pondeuses ou encore de canettes. Tout ce petit monde était encadré par les poneys d’Hélène, qui ont fait la joie des enfants toute l’après-midi en les emmenant en balade autour du square. Très photogénique, Inna, habituée des concours de race, a posé fièrement pour le concours de selfies !
Parmi les autres activités proposées, petits et grands ont pu s’essayer au « jeu du toucher » : reconnaitre uniquement par le toucher ce qui se cachait dans les différentes cases d’une boite imaginée par nos soins. Différencier le riz du blé ou reconnaitre des graines de colza n’est pas chose facile, quel que soit son âge… Le jeu était ensuite l’occasion d’échanger avec le public sur l’utilisation de ces différents produits dans la vie de tous les jours !

Un effort de pédagogie nécessaire
​D’une manière générale, comme pour la précédente édition, l’accueil du public a été une fois de plus très chaleureux. Si les animations ont rencontré un franc succès, les échanges avec le public laissent parfois songeur... Un bilan en demi-teinte donc, puisque les bénévoles n’ont pu s’empêcher de noter la proportion importante de visiteurs sceptiques et peu ouverts à la discussion sur les différentes thématiques abordées : commercialisation, bien-être animal ou encore techniques de production sont autant de sujets de controverse qui méritent un approfondissement dans les échanges.
Un discours construit et pédagogue est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. La méconnaissance des consommateurs sur l’agriculture de façon générale les amène fréquemment à avoir un raisonnement très binaire : « le bio c’est bien, le reste c’est mal ». Mais le raisonnement n’est pas aussi basique. Il peut y avoir des abus dans tous les types d’agriculture, en particulier selon le pays de provenance, et il ne faut pas s’arrêter à une appellation. Un vocabulaire bien choisi et des explications simples et précises nous ont donc permis de mettre l’accent sur l’importance de rapprocher le producteur et le consommateur : connaitre l’agriculteur et ses pratiques reste la meilleure façon de s’assurer que le produit a été élaboré dans des conditions optimales de sécurité alimentaire, lui garantissant fraicheur, goût et qualité !
Malgré quelques adultes parfois obtus à la discussion, force est de constater que les enfants restent réceptifs et curieux sur tous ces sujets. Le décalage entre la vision des citadins et la réalité du monde rural ne se réduit pas au fil des années. Notre réseau doit donc persévérer dans ces actions de promotion et de pédagogie, en particulier auprès du jeune public. Dans le département, nous allons continuer à mettre en place ce type d’événement pour garder un dialogue ouvert avec nos concitoyens consommateurs, mais des efforts à l’échelle nationale sont également à fournir. C’est ce que fait JA, en participant activement aux travaux des Etats Généraux de l’Alimentation. 


​Congrès National Jeunes Agriculteurs : agir pour ne plus subir !
9 juin 2017

Accueillis par les Jeunes Agriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais, pas moins de 600 Jeunes Agriculteurs venus de toute la France et d’Outre-Mer se sont retrouvés les 6, 7 et 8 juin 2017 à Dunkerque pour le 51e Congrès National du réseau. Retour sur ces trois jours de travaux, de d’émotion, d'échanges passionnés et de convivialité.

Le Congrès, point final des Assemblées Générales

Le Congrès JA, c'est avant tout une instance statutaire de JA national, puisqu'il vient clôturer le ballet des Assemblées Générales cantonales, départementales et régionales. Il rassemble donc les professionnels JA venus de tout horizon et de tout échelon géographique pour prendre connaissance du rapport financier annuel, ainsi que du rapport d'activité.


L'accent a bien sûr été mis sur le Renouvellement des Générations en Agriculture, avec un retour sur la réforme des prêts bonifiés qui a vu le jour en 2016. Un focus a ensuite été réalisé sur la PAC, thème de la table ronde du jeudi matin. Dans la continuité du rapport d'orientation national 2016, et faisant écho au thème de notre Assemblée Générale en Haute-Garonne en février dernier, les filières et leur structuration ont également été longuement discutées. Enfin, l'environnement, avec le travail effectué sur la révision de l'arrêté d'utilisation des produits phytopharmaceutiques, ou encore la communication, thème du rapport moral 2017, ont fait l’objet de nombreux débats. 

Communiquer pour valoriser notre métier !
En effet, des enquêtes ont permis de dresser un constat simple et évident : si 9 européens sur 10 ont une bonne opinion de l'agriculture et 95% des personnes pensent que l'agriculture constitue un atout important pour leur pays, seulement 10% des agriculteurs estiment que le grand public connait bien leur métier. Une différence de perception dont il faut être pleinement conscient pour envisager la mise en place d'une communication efficace... 
A partir d’exemples d’actions existantes (la Haute-Garonne a d'ailleurs été citée en exemple avec l’agri-parade de mars 2016 !), les JA présents ont eu l’occasion d’échanger entre eux et avec des professionnels de la communication. Ces illustrations nous ont permis de dégager trois messages pour donner une vision positive du métier :

  • Responsabilité : en mettant en avant que les agriculteurs ont des pratiques responsables, respectueuses de l’environnement et du bien-être animal. L’objectif est de faire évoluer l’image du métier en montrant le professionnalisme des agriculteurs et en créant un lien de confiance avec le consommateur.
  • Modernité : le métier d’agriculteur est innovant, en constante évolution en fonction des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. En montrant que l’agriculture est un secteur moderne qui se réinvente perpétuellement en lien avec ces enjeux, nous faisons évoluer l’image de l’agriculture. 
  • Proximité : les agriculteurs sont proches de leurs concitoyens et animent les campagnes avec passion. Il est important de mettre en avant les valeurs du métier et de montrer le rôle social de l’agriculture dans nos territoires ruraux.

Valérie Mestre, directrice de la communication d’Interbev, a insisté sur l’importance de s’appuyer sur les interprofessions pour bénéficier de conseils et de supports sur la communication. En effet, chacune développe un panel d’outils et d’animations pédagogiques, et l’utilisation par notre réseau et nos événements est pour eux une parfaite opportunité de les diffuser largement et de les perfectionner.
Avec Amaury Bessard, directeur réputation et communication sensible à l'agence de communication Shan, nous sommes revenus sur les nombreuses crises qui ont traumatisé les consommateurs : avec 70 reportages à charge par an, les consommateurs se posent les mauvaises questions et adoptent une attitude de méfiance, parfois hostile, envers les agriculteurs. Son conseil : à cette société de méfiance, d’indignation et d’invective, il faut appliquer une attitude constructive. En faisant d’abord preuve d’empathie, on montre à ses détracteurs qu’on comprend leurs inquiétudes. Ensuite, en apportant du sens à nos paroles et des preuves de nos actes, on démontre le bien-fondé de nos actions. Cette méthode évite la sur-réaction et l’entrée dans un conflit pouvant être dévastateur. Par exemple, face à des « vegans » virulents, il est fondamental de n’utiliser que du vocabulaire positif, en prônant la diversité alimentaire, sans utiliser une position « anti anti-veganisme ».
Enfin, en guise de conclusion, M. Bessard a mis en avant le point le plus important à mettre en avant dans notre communication : la fierté ! La fierté de faire son travail, la fierté de le faire avec responsabilité, la fierté de la faire avec passion.
Suite à ces échanges, nous revenons en Haute-Garonne avec un rapport moral constructif, véritable outil de réflexion pour améliorer notre fonctionnement et mieux communiquer sur notre métier.
"La campagne ça vous gagne", dont la première édition s'est déroulée en octobre dernier et qui est reconduite pour 2017, s'inscrit parfaitement dans cette dynamique de communication et sera l’occasion de mettre ces conseils en pratique !

Anticipons aujourd’hui pour gérer les risques demain ! 

Grêle, sécheresse, prédateurs, risques sanitaires, vols, incendies, cours mondiaux… autant d’aléas qu’il est difficile, voire impossible de maîtriser. Pourtant il est fondamental pour un chef d’exploitation de les connaitre et d’être capable de les anticiper pour définir au mieux sa stratégie d’entreprise. Le Rapport d’Orientation 2017 portait donc sur cette thématique, apportant un ensemble de perspectives locales, nationales et européennes pour faire face à ces risques.
Agir pour ne pas subir, tel était le maître mot de cette journée d’échanges. Il aura fallu 7h de débat et 130 amendements pour arriver à un Rapport d’Orientation adopté à l’unanimité : un outil constructif qui sera amené aux politiques français et européens, fidèle à un réseau JA force de proposition.

Les rapporteurs, Baptiste Gatouillat, Raphaël Louison et Nicolas Sarthou, administrateurs Jeunes Agriculteurs, ont tout d’abord rappelé les carences en matière de gestion des risques pour le porteur de projet. Peu, voire pas du tout formé à cet aspect du métier, « le jeune qui s’installe est pourtant rendu plus sensible aux risques encore que n’importe quel autre exploitant, compte tenu des investissements que nécessite une exploitation », a rappelé Baptiste Gatouillat.
Déclinant le sujet à l’échelle européenne, nationale et ultra-locale d’une exploitation, les rapporteurs ont énuméré des solutions pour y parer, faisant notamment la part belle à la formation. Le sujet des assurances a aussi particulièrement mobilisé l’assemblée. « C’est quelque chose qui fait peur, qui n’est pas toujours clair, et surtout rarement adapté à la diversité des régions et des exploitations », ont-ils poursuivi. Pourtant, « nous voyons que ceux qui ont fait le choix de s'assurer face aux aléas climatiques sont beaucoup plus sereins », a ajouté Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA. Or, moins de 30 % des agriculteurs français sont assurés contre les risques de mauvaises récoltes et les aléas climatiques. 
La question de l'obligation d'une assurance, qui pourrait se substituer à une partie des aides publiques, a donc été débattue durant le congrès. Elle devra encore faire l'objet de nombreuses discussions dans les mois à venir, durant la préparation de la future PAC applicable à partir de 2020. Au terme d’une heure de débat, les congressistes n’ont pas souhaité leur donner à ce jour un caractère obligatoire. Le député européen Eric Andrieu nous a d’ailleurs mis en garde contre « le lobby assurantiel » qui ferait pression pour « transférer des volumes d’argent public vers le système assurantiel ». 

En revanche, rendre systématique la réalisation d’un plan de gestion des risques avant toute installation ou projet de développement, afin de connaître son exposition aux risques, qu'ils soient climatiques, financiers ou sanitaires, a fait l’unanimité auprès des présents. De même que la création d’un « organisme de conseil qui pourra informer les agriculteurs sans leur vendre d’assurance ». L'intérêt ? Séparer les activités de conseil et de vente, via la mise en place d’un groupement pour une assurance mutualiste agricole (Gama). L’idée n’est pas nouvelle : les auteurs du rapport se sont en effet inspirés des Italiens et de leur Condifesa : des associations d’agriculteurs assurés, « très utiles entre les agriculteurs et les assurances », et qui va même jusqu’à avancer les contributions publiques pour éviter le délai entre la demande d’indemnisation et le versement.
Le Gama aurait un rôle de négociant entre les agriculteurs et les assureurs. Il émettrait des appels d’offres. Il aurait aussi une mission de conseil et d’audit auprès des exploitations. « Il pourrait ainsi négocier plusieurs contrats d’assurance « cadres » avec l’État, qui seraient ensuite proposés aux assureurs, a expliqué Baptiste Gatouillat. Il négocierait des contrats spécifiques par filière. En bout de course, les adhérents pourraient ainsi choisir le contrat le mieux adapté à leur exploitation. ». Un pourcentage prélevé sur les contrats souscrits permettrait d’assurer son fonctionnement. 

​Le nouveau Ministre de l’Agriculture applaudi pour ses annonces

Jacques MEZARD, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation depuis moins d’un mois, est venu observer les débats publics du rapport d’orientation. Ne pouvant participer aux échanges publics du lendemain (participation de Christiane Lambert, présidente FNSEA, Eric Andrieu, député européen…), J. Mézard a exceptionnellement pris la parole pendant un temps qui lui avait été réservé entre deux débats. Il a d’ailleurs évoqué le sujet de la gestion des risques, thème du rapport d’orientation, en soulignant la nécessité « d’aller plus loin et de renforcer la protection de nos exploitations ».

Le Ministre a bien sûr abordé dans son discours le sujet de l’installation. Avec l'objectif d'augmenter le nombre annuel d'installations, le travail en continu sur l’amélioration du dispositif d’accompagnement à l’installation ne doit pas se relâcher… il a notamment réaffirmé le projet de mise en place de prêts d’honneur pour accompagner financièrement les porteurs de projet, tels qu’ils avaient été présentés dans le programme électoral d’Emmanuel Macron.
Il a ensuite évoqué la question de la gestion de la ressource en eau, en particulier dans l’agriculture. Défendeur de l’irrigation française, le sujet de la création de réserves d’eau a été discrètement évoqué.
Enfin, il a annoncé la mise en place des Etats Généraux de l’Alimentation dès cet été, auxquels JA sera bien évidemment convié, et la tenue d’une conférence publique nationale sur la PAC 2020 à l’automne. Il a par ailleurs salué le travail du réseau JA sur cette thématique, et plus généralement sur notre implication au sein du CEJA (Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs). En effet, « ce sont les agriculteurs qui savent mieux que les autres ce dont ils ont besoin pour développer l’agriculture […] et il faut respecter ce que vous êtes et ce que vous faites ». C’est la raison pour laquelle il avait tenu à rencontrer l’ensemble des Organismes Professionnels Agricoles la semaine précédant le Congrès.

Avec une conclusion claire et précise, « Sachez que vous avez un Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation à votre écoute ! », son discours, encourageant pour un travail commun à venir dès cet été, a été applaudi généreusement par l’assemblée.


​Législatives : des rencontres locales pour engager l'avenir de l'agriculture haut-garonnaise
6 juin 2017

Alors qu’en période électorale le citoyen lambda n’a guère d’autre préoccupation que la formation du prochain gouvernement, les agriculteurs, eux, doivent de plus faire face à la volatilité des prix, aux dégâts climatiques, au retard de paiement des aides PAC… 
Le monde agricole est bel et bien toujours en crise, et parce que les députés peuvent jouer un rôle prépondérant sur ces sujets, JA31 et FDSEA31 ont mis en place des rencontres avec l’ensemble des candidats aux élections législatives, par regroupement géographique de circonscriptions, entre le 30 mai et le 2 juin. Ce sont donc 4 rendez-vous qui ont permis de rencontrer une quarantaine de candidats sur les 140 que compte la Haute-Garonne.


Un large panel de sujets évoqués et discutés avec les candidats
Ces rendez-vous étaient avant tout l’occasion de brosser avec les candidats présents les problématiques rencontrées aujourd’hui par les agriculteurs sur le terrain, la visite d’exploitation servant de support pour mieux rendre compte de ces difficultés. Climat, commercialisation, filières, révision des zones défavorisées, installation ou encore produits phytopharmaceutiques… Les sujets étaient vastes, et les rencontres, d’une durée de près de 3 heures chacune, ont permis aux potentiels futur(e)s député(e)s de toucher du doigt le quotidien d’un agriculteur aujourd’hui.
La conclusion de chacune de ces rencontres était claire : nous attendons de cette nouvelle mandature une politique déterminée pour engager les ruptures pour défendre une agriculture Haut-Garonnaise qui tire sa richesse et son originalité de son modèle basé sur des exploitations familiales. La défense de ce modèle suppose de redonner de la compétitivité, impose de la résilience pour résister aux aléas et nécessite de la durabilité, seul gage de confiance pour les agriculteurs de ce département. 

Etre force de proposition pour construire l’agriculture de demain
Ainsi, ces rencontres ne consistaient pas seulement en un cahier de doléances : fidèles à notre esprit force de proposition, chaque problématique évoquée était accompagnée d’un ensemble de propositions qui, mises bout à bout, permettraient d’assurer la compétitivité de nos exploitations.
Notre département est passé par tous les états climatiques ces dernières semaines : gelées, grêle, sécheresse, orages… La météo met à mal les semis et les jeunes pousses, et les conséquences seront lourdes pour les rendements à venir. Une pression auprès du ministère de l’Economie pour permettre à notre département d’obtenir une exonération d’office de la TFNB, comme les départements du nord de la France en ont bénéficié en 2016, permettrait
d’alléger les charges des exploitants.
Sur la commercialisation des produits, alors que nous saluons l’aboutissement de deux ans de travail sur l’étiquetage des produits avec la parution d’un décret, nous ne pouvons ne pas remarquer que des progrès restent encore à faire. Alors que l’approvisionnement local est de plus en plus prôné, nous constatons que les collectivités locales ne jouent pas toujours le jeu… Nous souhaitons donc intensifier la communication auprès des consommateurs, tout en sensibilisant toujours plus les collectivités à l’approvisionnement local et français.
Enfin, sur le sujet de l’installation, clé incontournable pour s’assurer du renouvellement des générations en agriculture et d’une dynamique rurale dans nos campagnes, il est fondamental que nos élus agissent en faveur d’une politique fiscale et foncière solide, favorable à l’installation mais également à la transmission des exploitations, en luttant contre la spéculation foncière et en redynamisant et développant les outils existants (contrôle des structures, portage
de foncier, etc.). 

Un manifeste pour symboliser l'engagement des candidats
Si l’ensemble des sujets a été brossé à chaque rencontre, certaines thématiques sont plus sensibles que d’autres. Ainsi, un focus a été fait par les responsables agricoles, afin d’illustrer au mieux les problématiques et faire toucher du doigt la réalité du terrain aux candidats.
Parmi les sujets récurrents, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques était le plus discuté entre les différents partis et avec les agriculteurs présents. Rappeler que certains de ces produits sont utilisés en Agriculture Biologique, ou encore qu’il est important que la recherche parvienne à faire émerger des molécules alternatives, tels étaient les éléments soulignés par les responsables. La gestion de la ressource en eau, l’urbanisation et la pression foncière ou encore les filières de commercialisation des produits agricoles faisaient également partie des points approfondis.

À l’issue des rencontres et des échanges, un manifeste commun a été remis à chacun des candidats présents et soumis à signature. Ce manifeste reprend l’ensemble des propositions émises par la profession sur chacune des thématiques, symbolisant l’engagement de ces candidats à nos côtés pour assurer et construire l’avenir de l’agriculture haut-garonnaise.


​Candidats aux Présidentielles et agriculture, qui propose quoi ?
12 avril 2017

A quelques jours du premier tour des élections présidentielles (qui aura lieu le dimanche 23 avril), petit zoom sur les volets agricoles des principaux candidats à la course présidentielle…
NB : ces éléments sont directement repris des programmes des candidats, sans modification ou adaptation de notre part des termes ou des expressions utilisés.  


​Des jeunes toujours aussi passionnés pour s'installer !
9 mars 2017

Plus de 20 conseillers pour répondre aux questions des jeunes porteurs de projet
Toute la matinée, les étudiants ont pu profiter de la présence d’une vingtaine de conseillers, issus de 13 organismes professionnels agricoles, pour discuter au cas par cas de leur projet professionnel. L’objectif ? Pouvoir se tourner vers l’organisme le plus adapté en fonction de ses besoins, de ses questions et de son parcours pour construire son projet sur le volet financier, technique ou encore juridique.  
Ainsi, grâce au « Mode d’emploi » et au Guide Installation 2017 (voir ci-dessous) distribués à chaque élève à son arrivée, chacun a pu naviguer librement entre les stands pour aller chercher des réponses…
Une question sur les démarches et l’accompagnement à l’installation ? La Chambre d’Agriculture, et bien sûr le Point Accueil Installation, point de départ incontournable de toute installation, quel que soit son profil, son projet ou son avancement, étaient présents.
Une question sur l’économie, le droit, la gestion, le financement, le foncier ou encore l’assurantiel ? L’Afocg, le CER France, le Crédit Agricole, la Safer et Groupama ont répondu à la curiosité des élèves toute la matinée.
Des interrogations sur les filières ? Euralis, Arterris, Val de Gascogne, le Veau sous la mère ou encore Elvea 31 n’ont pas désemplis de la matinée.

Enfin, pour la première fois cette année, nous avons également accueilli Initiative Haute-Garonne, une association qui a la possibilité de proposer des prêts d’honneur à taux zéro, d’une durée variable, pour soutenir les porteurs de projet en démarches de création ou de reprise d’entreprise. Intervenant dans de nombreux domaines, ils accompagnement également les porteurs de projet en agriculture, notamment depuis la validation de la mise en place d’une possibilité de parrainage lors d’un COTI (Comité d’Orientation Transmission Installation) en 2016.  

Consulter le Guide Installation 2017


Des ateliers à thème pour creuser sa réflexion
Après un déjeuner au restaurant scolaire du lycée agricole où nous avons de nouveau pu profiter de l’hospitalité du sud grâce aux produits issus des exploitations des lycées agricoles de Haute-Garonne et du Gers, élèves, enseignants et professionnels se sont répartis sur les 4 ateliers au choix proposés.

Le premier, axé sur les démarches et le parcours d’accompagnement à l’installation, était présenté par Nicolas Planes, Conseiller Installation à la Chambre d’Agriculture de Haute-Garonne. Après un temps pris pour détailler avec précision les différentes pistes de recherche de foncier (et notamment le Répertoire Départ Installation), les échanges ont été nombreux sur la gestion de son temps et de son parcours, les débouchés de commercialisation, l’importance de la formation initiale et de la formation tout au long de son parcours, ainsi que de la maitrise de son outil de travail.

De son côté, le Crédit Agricole présentait aux étudiants les avantages possibles dans les organismes bancaires lors d’une installation agricole : mise en place du Livret Projet Agri, portage du foncier, terminaux de paiements électroniques. Patricia Bouville, de l’agence de Toulouse, les a également incité à creuser avec précision les différents prêts existants. Enfin, cet atelier permettait de sensibiliser les jeunes élèves au vocabulaire parfois très précis et très technique du milieu bancaire, un atout considérable lorsqu’il s’agit d’aller à la rencontre de son conseiller pour discuter financement de son projet…

Jérôme Laveran-Fesquet, Conseiller d’Entreprise au CER France de Haute-Garonne, a profité de la présentation des données économiques des filières de l’année 2016 pour discuter avec les élèves de coût de production, de rentabilité et d’analyse économique. En répondant aux nombreuses questions, il les a ainsi amené à réfléchir aux leviers possibles pour optimiser leur système de production, depuis l’itinéraire cultural jusqu’à la commercialisation.

Enfin, la deuxième nouveauté de cette édition 2017 était un atelier consacré à la transmission, avec 3 agriculteurs en phase de réflexion sur la passation de leur exploitation, dans la continuité de la Journée Transmission de novembre à Carbonne. Sous la forme de petits ateliers d’échanges, porteurs de projet et futurs cédants ont pu confronter leurs projets et leur vision d’une transmission réussie. Des coordonnées ont été échangées, mais ces ateliers ont surtout permis à chacun de s’interroger sur la vision de l’autre, et sur les points clés de la transmission : conservation du patrimoine, aspects techniques et financiers mais également aspects humains. Une franche réussite qui fait germer des idées de projets, à la fois pour les étudiants présents mais aussi pour notre réseau ! 

N​ous vous donnons rendez-vous en 2018 à Auzeville !


​Assemblée Générale Départementale :
​Alimentons notre avenir par des filières structurées !
21 février 2017

Ce mardi 21 février 2017 s’est déroulée l’Assemblée Générale Départementale des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne. Cette année, ce sont les JA du canton de Muret qui ont organisé l’Assemblée et l’esprit JA, solidaire et convivial malgré les difficultés, était encore une fois bien présent.

Une journée organisée en deux temps distincts
Le matin, en huis-clos, les adhérents JA ont validé le rapport financier de l’année 2016, présenté par Xavier Bordese, trésorier du département. S’en est suivie une présentation des principaux dossiers traités durant l’année 2016 : l’eau, le foncier, l’installation et la défense des adhérents.


L’après-midi, les adhérents JA ont été rejoints par les OPA et partenaires, ainsi que par les élus locaux et départementaux. Nous avons ainsi accueilli Stéphane Daguin, secrétaire général du Préfet, Patrice Rival, vice-président du Conseil Départemental, mais également Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire de Toulouse, ou encore l’administration et plusieurs représentants de sénateurs et députés.

La présidente JA31, Marie-Blandine Doazan a alors ouvert l’Assemblée en remerciant toutes ces personnes d’être venues et en rappelant le contexte agricole actuel. 2016 a été une année éprouvante et douloureuse : des prix non rémunérateurs, une pression réglementaire toujours plus forte, source de découragement, en bref, un contexte économique de moins en moins évident. La présidente a également souligné le professionnalisme des adhérents JA sur le dossier cours d’eau : l’implication de chacun a permis de donner de la crédibilité à la profession agricole face à l’administration. Ce professionnalisme se retrouve aussi au niveau du foncier, puisque, comme cela a été rappelé le matin, tous les adhérents JA qui siègent en commission SAFER ont suivi une formation.
Le discours de Marie-Blandine a été suivi d'une présentation du canton de Muret par Gaël Rametti, le président du canton, qui, avec l'aide de ses adhérents, a brillamment géré l'organisation de la journée.

Retours sur les principaux dossiers ayant orienté les activités de l'année 2016
L’Assemblée s’est poursuivie par une présentation imagée du rapport d’activité, qui a servi de base à plusieurs échanges sur les principaux dossiers, déjà abordés le matin.

Concernant l’eau, Xavier Bordese, a rappelé le travail réalisé par le syndicat sur la cartographie des cours d’eau. Après avoir rappelé la définition d’un cours d’eau et l’état des lieux actuels, il a salué l’implication et le sérieux des adhérents vis-à-vis de ce travail. Il a également reprécisé l’enjeu primordial de l’exactitude de ces cartes si elles viennent un jour à être utilisées pour les zones de non traitement.
Pour le foncier, c’est Guillaume Darrouy, membre du bureau JA31, qui a pris la parole. Il a parlé de la révision des cartes des zones défavorisées simples, et de l’importance de cette révision pour la DJA et l’ICHN. Il a ensuite parlé du SDREA : après un an d’application de ce nouveau schéma, on a pu se rendre compte qu’il est très difficile à appliquer et qu’un manque de contrôle se fait sentir. De plus, il existe aujourd’hui un SDREA Languedoc-Roussillon et un SDREA Midi-Pyrénées. Un gros travail va donc bientôt être fait pour harmoniser les deux schémas et aboutir à la création d’un SDREA Occitanie. Suite à cela, de nombreux échanges sur le prix des terres et les problèmes liés aux CMD (conventions de mise à disposition).
Le troisième gros dossier de l’année 2016 était l’installation, présenté par Elodie Doumeng, secrétaire générale adjointe et responsable installation du bureau JA31. Elodie a rappelé rapidement les chiffres concernant le renouvellement des générations et les actions de promotion du métier d’agriculteur. Elle a également présenté les 2 réformes mises en place en 2016 : l’homogénéisation des montants de base de la DJA entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et la réforme des prêts bonifiés, remplacés par une 4ème modulation de la DJA sur l’investissement.

Enfin, les secrétaires généraux, Nicolas Ates et Benjamin Fournes, ont présenté les réussites de l’année : l’obtention, pour une adhérente JA31, d’un permis de construire, après 7 ans de bataille, et l’événement du 1er octobre 2016 : La campagne, ça vous gagne ! Cet événement a énormément plu aux Toulousains et aux JA, et la volonté de le reconduire en 2017 s’est montrée très forte dans l’assemblée.


Des débats sur la structuration des filières pour clore l'Assemblée
Ensuite, l’après-midi s’est poursuivie avec des échanges sur la structuration des filières. Pour cela, Nicolas Artigues et Jean-François Doumeng, tous deux vice-présidents du bureau JA, ont présenté le rapport d’orientation 2016 de JA National : Alimentons notre avenir par des filières structurées. L’objectif de ce rapport d’orientation était de réfléchir sur les interprofessions et leur fonctionnement. Aujourd’hui, nos filières sont en flux poussé : elles sont structurées de la fourche à la fourchette. Pourtant ce modèle est dépassé et il faudrait inverser la tendance : pour être en flux tiré, il faut partir de ce que souhaite le consommateur – la fourchette – et remonter jusqu’au mode de production – la fourche.

Bleu-Blanc-Cœur est un bon exemple de filière en flux tiré, et c’est ce qu’a montré Jean-Luc Besset, responsable Sud-Ouest de Bleu-Blanc-Cœur, en présentant cette initiative.


On repart pour 2017 !
​Beaucoup d’échanges ont suivi cette intervention et la journée s’est finalement clôturée avec plusieurs discours. Celui de François Rihouet, Secrétaire Général Adjoint national, qui a félicité les JA31 pour leur bel état d’esprit et pour tout le travail de communication fait au quotidien. Celui de Mickaël Marcerou, vice-Président régional, qui a rappelé l’importance des filières et de la valeur ajoutée. Stéphane Daguin a ensuite fait part de ses encouragements à la profession agricole, et Véronique Foulquier, vice-présidente de la Chambre d’Agriculture a réaffirmé qu’installation et transmission sont deux sujets trop importants pour multiplier les interlocuteurs. Enfin, Marie-Blandine Doazan a remercié tous les participants ainsi que le bureau JA31, notamment les secrétaires généraux pour leur implication en 2016. Elle a terminé son discours en précisant que JA travaille au quotidien sur des projets vivables, viables et durables, en lien avec les attentes des consommateurs, et souhaite défendre une agriculture de ferme, et non de firme.

La journée s’est alors conclue sur ces mots d’encouragement :

« JA est une force vive car nous défendons des dossiers innovants, soyons fiers de nous ».



4e édition de la Journée Transmission 
30 novembre 2016

Pour la 4e année consécutive, JA31 a participé, en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne, à l'organisation de la Journée Transmission. Elle s’est tenue le mardi 29 novembre dernier, à Carbonne. Toujours en succès croissants, ce sont près d’une centaine de visiteurs qui sont venus mardi à la recherche d’informations, dont une dizaine de jeunes porteurs de projet.

Marie-Blandine Doazan, Présidente des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne et du Comité d’Orientation Installation Transmission à la Chambre d’agriculture, en rappelant dès l’ouverture de la journée que "Les transmissions ne sont jamais simples ni faciles. C'est ensemble [partenaires, cédants et porteurs de projet] qu'on est assuré d'aller plus loin : c'est en travaillant ensemble qu'on peut construire des projets de transmission et d'installation réussis, pour assurer la dynamique rurale et agricole de demain!"

Après une matinée dédiée à des témoignages de transmissions et d’installations réussies, jeunes et cédants se sont répartis l’après-midi sur les ateliers à thème : patrimoine, fiscalité, gestion des terres… Aux côtés des notaires, de la Chambre d’Agriculture et du CER, les Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne ont animé un atelier d'échanges entre jeunes et cédants. Tout au long de l’après-midi, cet atelier d’échanges était un espace privilégié pour se rencontrer et discuter installation, transmission et projet de vie. Pour les jeunes porteurs de projet, c’était l’occasion également de rappeler les démarches à réaliser, les aides, l’accompagnement ou encore les modalités d’exploitation d’un foncier (fermage, achat, viager…). Pour les cédants, c’était une opportunité de présenter leurs exploitations, leurs visions de la transmission et leurs attentes vis-à-vis de potentiels repreneurs.
Les jeunes responsables JA31, tout en animant ces échanges, ont également pu faire profiter jeunes et cédants de leurs expériences, étant eux-mêmes passés par un parcours d’installation, parfois même de transmission, dans les dernières années.
 
Ces discussions se sont clôturées par des échanges de coordonnées entre plusieurs porteurs de projet et plusieurs agriculteurs… Nous espérons que cette journée aura pu amorcer des projets de transmission qui verront le jour dans les prochains mois !

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